Ciao 2019…Hello 2020!

Je suis une fille de tradition. C’est un peu contradictoire, car dans la vie je dois toujours me faire surprendre. J’aime la nouveauté, j’aime découvrir et ce n’est pas pour rien que j’ai atterri dans le domaine de la rédaction et de l’entrepreneuriat. Chaque journée, chaque sujet, chaque rencontre était différente. Mais les traditions demeurent des ancrages dans ces années qui tournent, ces saisons qui reviennent. Elles permettent de marquer une pause dans un cycle.

Faire mon bilan de l’année sur mon blogue en est devenue une que je ne manque pas. Que j’attends avec impatience, même ! Il faut dire que je n’écris plus sur une base quotidienne maintenant et que j’avais vraiment hâte de me retrouver derrière mon clavier.

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Qu’arrive-t-il avec Rédartiste?
Ceux qui me suivaient activement ont sans doute dû remarquer que mon blogue et ma page Facebook sont devenus presque inactifs ces derniers mois. Eh non, je n’ai pas tout  laissé tombé. J’ai simplement pris une autre direction et privilégié les projets qui me faisaient vibrer.

Mon bilan de l’année…au rythme des voyages
Le voyage est le moteur de ma vie. Quand on aime la découverte et le dépaysement, il n’y a rien de tel que de se retrouver dans un autre endroit de la planète, hors de sa zone de confort. L’année 2019 a été riche en voyages et j’en suis pleinement reconnaissante! L’année m’a tout d’abord surpris par un cadeau de dernière minute. En janvier, je me faisais offrir de ne partir nul autre qu’au Japon! Quelle belle surprise on m’offrait! J’avais lancé la demande et l’avais presque oublié, croyant que c’était peut-être un peut trop rêver… pourtant, je sais que les rêves ne sont jamais trop grands. Toujours est-il qu’à la Saint-Valentin, j’embarquais pour plus de 12 heures de vol vers un pays totalement inconnu. J’adore voyager seule et je ne m’en cacherai pas. Ces moments dans l’aéroport où il y a juste à attendre, à observer, à engager une conversation parfois, à lire. Cette façon de me sortir de mon confort et de me débrouiller dans une langue étrangère avec des coutumes différentes et ce sentiment de fierté qui vient avec. Mon voyage au Japon a été extraordinaire. D’abord avec le groupe qui le composait: 3 Canadiens, 1 Britanique, 1 Américaine, 1 Porto Ricain, 2 Australiennes et notre guide japonaise. Passez 4 jours avec des gens en voyage et un lien se crée pour la vie. Il va sans dire que le Japon m’a fortement marquée et surtout au niveau spirituel. Vous pouvez lire mon résumé sur mon blogue pour en savoir davantage.

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Le voyage a été un petit répit, peut-être pour me préparer à ce qui allait suivre. Des moments un peu plus difficiles. Dès mon retour, l’état de santé mon père s’est mis à se détériorer rapidement. Fidèle à ses habitudes, il m’avait appelé pendant mon voyage, il avait regardé mes vols, m’avait donné des renseignements, avait suivi mon itinéraire et la météo là-bas. Mais c’était le dernier voyage qu’il avait pu « vivre » avec moi. À mon retour, la tête remplie de paysages incroyables, de rencontres mémorables, la réalité était un peu plus brutale. Mon papa ne bougeait presque plus. Il était allongé sur son divan, faible. Il avait quand même tenu à me faire à déjeuner lui-même, à le faire cuire sur son poêle à bois, comme il l’avait tant fait dans mon enfance. Puis, avant de partir, il m’a demandé de mettre une bûche et j’ai compris que s’il demandait, ça n’allait plus…

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Les semaines qui ont suivi ont dégringolé rapidement. J’étais encore en mandat à Revenu Québec quand j’ai reçu l’appel qu’il entrait à l’hôpital. Sans trop savoir pourquoi, j’ai ramassé tout ce qu’il y avait sur mon bureau et j’ai quitté. J’avais le sentiment que je ne reviendrais pas. Et c’est ce qui est arrivé. Avec les enfants, mes articles à remettre, les suivis médicaux, les papiers à régler, sans compter le temps que je voulais passer avec lui, le temps a filé et je n’ai pas pu y retourner. S’il y a de mes collègues qui me lisent, je vous salue! Là aussi, encore une fois, j’ai tissé des liens importants! Ma gang de rédactrices, vous étiez super et vous m’avez supporté dans toutes mes péripéties.

Mon papa s’est éteint le 13 avril 2019. Difficile encore aujourd’hui de le croire.

Quelques jours plus tard, une rencontre inattendue s’est produite. Je revenais d’une journée particulièrement difficile alors que nous allions, mon frère, ma sœur et moi commencer à faire le tri dans la maison de notre père. En arrivant chez moi, je me suis tout bonnement arrêté prendre le courrier en me stationnant devant la boîte aux lettres. Puis, j’ai vu quelqu’un lancer un regard vers mon lettrage que je m’étais fait faire en janvier, alors que j’avais décidé de lancer l’année en lionne avec mille et un projets. Au moment de me stationner, il est venu m’accoster.

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C’était Jean-Pierre, un de mes voisins, il lançait sa distillerie, ici même, à Limoilou. Il n’avait même pas besoin de m’en dire plus. Une distillerie? Une thématique historique?Un projet touristique? Je savais que cette rencontre n’était pas fortuite.

 

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C’est ainsi que j’ai commencé à rédiger les étiquettes des bouteilles des trois gins Stadaconé, puis à écrire petit à petit d’autres textes, m’impliquant de plus en plus dans le projet pour finalement….choisir d’investir.

En mai, je repartais déjà en voyage. Un voyage calme et serein dans des paysages juste incroyables où le temps semble s’être arrêté. Après la tempête émotionnelle auquel j’avais fait face, ce voyage était plus que le bienvenue. Encore une fois, des rencontres d’une grande richesse! L’Auvergne et l’Ardèche m’ont fait le plus grand bien.

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Au fil de l’année, les nouveaux contrats n’avaient cessé de s’accumuler, si bien, que j’étais rendu avec une équipe de 7 collaborateurs sous mon aile. Merci gang! Encore une fois, des gens fantastiques avec qui j’ai eu beaucoup de plaisir à travailler. Et surtout à épauler. C’est énormément gratifiant de pouvoir transmettre son savoir et son expérience, mais… c’est épuisant.

Après un printemps bien chargé en émotions, j’ai eu un été bien rempli de travail. J’en ai profité pour changer mes lieux de travail, parfois au bord de la piscine, d’autres fois dans le hamac ou dans un parc, mais la charge de travail, en plus des collaborateurs à encadrer, devenait pesante.

À travers tout ce méli-mélo et ces montagnes russes, j’avais aussi une relation naissante, mais qui s’effritait. Déjà.

Et mes vacances d’été? Une semaine au bord de la mer à Kennebunk.

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Vers la fin de l’été, tellement j’avais de travail, je me retrouvais à devoir livrer personnellement une cinquantaine d’articles en trois semaines pour des contrats différents. Sans compter ceux de mes collaborateurs.

Ajoutez à cela une rupture. J’ai craqué. Épuisé. Morte. Hors service. Le numéro que vous avez composé n’est plus disponible.

Mais comme rien n’arrive pour rien dans la vie (je suis de cette école), cette situation d’épuisement m’a amené à me questionner: Pourquoi je fais cela au juste?

J’ai toujours crié haut et fort qu’il fallait faire ce qu’on aime dans la vie. Vivre ses passions, vivre ses rêves, avoir un travail qui nous fait vibrer. Je parlais pour les autres. Convaincue que, de mon côté, je faisais tout ce que j’avais toujours rêvé de faire depuis bientôt 10 ans…. Mais est-ce que je me mentais?

Voyager, manger dans des restaurants, assister à des lancements, essayer des activités gratuitement. Le rêve, non? Pourquoi j’avais à me plaindre. Et j’avais travaillé fort et dur pour m’y rendre. Oui, mais me rendre où justement? Quand est-ce que j’allais m’arrêter? Qu’est-ce qui serait suffisant?

J’ai regardé tout ce que je faisais et que je me suis demandé ce que ça m’apportait. Jusqu’où je pourrais aller. Est-ce que ce « plus », est-ce que ce « après » existait?

Je suis une fille passionnée. Qui prend les choses à cœur. Qui n’hésite pas à mettre son énergie dans les projets qui la stimule. Trop parfois? Peut-être! En étant à mon compte, en étant entrepreneure moi-même, ne m’étais-je pas rendue, au lieu d’avoir une seule entreprise, à prendre trop à cœur celles de mes clients? Parfois plus qu’eux-mêmes?

Puis, froidement, j’ai fait ce que je ne croyais jamais faire. Ce que je disais aux autres de ne pas faire. Jamais je n’ai travaillé pour l’argent. Pour le salaire. J’ai toujours fait mes choix en fonction de la passion, de l’étincelle dans mes yeux lorsque je parlais d’un projet. Mais j’ai regardé mes finances et j’ai réalisé que toute cette énergie, tous ces efforts, tous ces moments stressés par les deadlines, à travailler le soir, à accepter tout de mes clients, ne se traduisaient pas à leur juste valeur dans mon compte en banque.

Je devais me rendre à l’évidence. J’avais 33 ans, plus de 10 ans d’expérience, un baccalauréat, un CV plus que garnie et je mangeais mes bas…

Quel est le coût de la liberté, déjà? Cette liberté que je brandissais haut et fort.  » Je suis à mon compte, je suis maître de mon temps. Je suis libre. » Vraiment? Combien de temps j’allais encore tenir ce rythme? Continuellement préoccupée par le travail que j’avais à remettre? Et la qualité n’est prenait-elle pas un coup?

Et justement, n’étais-je pas rendu à dénaturer mon travail? À ternir mon plaisir d’écrire? Étais-je rendu une usine à saucisses? À production de textes à la chaîne? Et surtout, quand est-ce que ce serait suffisant? Et, est-ce que c’est encore ce que je voulais?

J’ai tout remis en question. Je suis allée aux sources. Et j’ai été profondément déçue de la réponse. Finalement, le « après » n’était qu’une illusion que je m’étais montée de toute pièce. Il n’y avait que le maintenant. Et le maintenant ne me convenait plus.

Je ne suis pas du genre à rester dans une situation qui ne me convient plus bien bien longtemps.

J’ai fait venir Jean-Pierre chez moi et je lui ai dit: « J’ai trois options. »

  1. Je change tous mes clients et je n’accepte que ceux qui me paient le juste tarif.
    Mais la petite voix à l’intérieur de moi me disait: mais tu es fatiguée.
  2. Je me trouve un emploi « comme tout le monde », j’ai un salaire décent.
    Mais la petite voix à l’intérieur de moi disait: tu vas te tanner très vite. Ce n’est pas toi. Et comme dirait ton père: « Faire comme tout le monde, c’est plate »
  3. J’embarquais tête première et à fond dans la Distillerie à temps plein.
    Mes yeux brillants me confirmaient que c’était la bonne voie…

En septembre, les trois gars me faisaient une place. Sans trop me connaître. Sans trop savoir qui j’étais et ce que j’étais capable de faire. Puis, cette place, je l’ai faite naturellement.

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Ceux qui me connaissent bien savent que j’y ai mis toute mon énergie. Que je n’allais pas m’assoir sur mes lauriers. J’ai mis les bouchées doubles, triples mêmes, j’avais des objectifs précis, une vision claire, qui a parfois dérouté, je suis sortie bien des fois de ma zone de confort (faire des visites guidées à des groupes, faire une présentation devant une salle pleine, faire de la représentation), mais encore une fois, chaque journée est différente.

Merci les gars de m’avoir fait une place dans votre projet de fou qui est aussi maintenant le mien. Merci de me faire confiance. Merci de reconnaître ma valeur. Et merci de me permettre d’apprécier le « maintenant » et de savoir qu’il y a un « après ».

Avant de me lancer dans ce nouveau projet, j’ai quand même fait une pause. Un voyage tsé! Je suis allée voir mes précieux amis à Las Vegas. Le timing parfait! Les discussions parfaites. Les paysages parfaits.

De quoi 2020 serait-elle faite?

De surprises! De beaux moments! D’épreuves! De défis! Comme la vie, quoi! Un ami m’a déjà dit (Salut Christian!) : « Une ligne droite, c’est la mort. Quand on regarde un cœur, c’est une ligne qui monte et qui descend, c’est ça la vie. » Bon, peut-être pas dans ces mots exacts là, mais vous comprenez le sens.

Je ne peux pas contrôler ce que la vie va m’apporter, mais je me souhaite:

  • Des projets stimulants.
  • Du repos.
  • Du temps avec mes enfants.
  • Des découvertes.
  • Des rencontres enrichissantes.
  • Des randonnées.
  • Des voyages…bien sûr!

Vous me suivrez?

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